En bref
- Magasin à faible densité de public : 1 personne pour 9 m², quel que soit le niveau, à justifier (M 2).
- Magasin exclusivement réservé aux professionnels : effectif sur déclaration contrôlée (M 2).
- Un showroom pour clientèle professionnelle relève de la sous-destination « commerce de gros » (arrêté du 10 novembre 2016).
- Au-delà de 1 000 m² de surface de vente au détail : autorisation d'exploitation commerciale (L752-1).
Un parcours en six temps
Un showroom ne vend pas toujours sur place : il fait comprendre, désirer et commander. Le plan suit six temps : exposition (mise en scène des produits), conseil (tables, écrans, échantillons), configuration (matières, finitions, options), commande, livraison et après-vente. La surface n'est pas dimensionnée par le stock, mais par la place que chaque temps demande.
Effectif et classement
L'article M 2 prévoit deux cas utiles aux showrooms : le magasin de vente à faible densité de public, compté à 1 personne pour 9 m² de surface de vente quel que soit le niveau, et le magasin exclusivement réservé aux professionnels, dont l'effectif peut être déterminé sur déclaration contrôlée du chef d'établissement. Ces cas se justifient dans la notice de sécurité.
| Niveau ou cas | Effectif théorique du public |
|---|---|
| Sous-sol, rez-de-chaussée, 1er étage | 1 personne pour 3 m² de surface de vente |
| 2e étage | 1 personne pour 6 m² |
| Étages supérieurs | 1 personne pour 15 m² |
| Boutique de moins de 300 m² dans un centre commercial | 1 personne pour 6 m², quel que soit le niveau |
| Mails d'un centre commercial | 1 personne pour 5 m² de leur surface totale |
| Magasin à faible densité de public | 1 personne pour 9 m², quel que soit le niveau |
| Magasin réservé aux professionnels | Déclaration contrôlée du chef d'établissement |
Règlement de sécurité, article M 2, version en vigueur depuis le 1er décembre 2017. L'ancienne règle « 2 personnes par m² sur le tiers de la surface » est abrogée.
Commerce de gros ou de détail ?
En urbanisme, la sous-destination « commerce de gros » recouvre la présentation et la vente de biens pour une clientèle professionnelle ; « artisanat et commerce de détail » vise la vente au détail à une clientèle (arrêté du 10 novembre 2016, art. 3). Le choix compte pour le PLU, notamment à Paris où certains changements depuis le commerce de gros sont encadrés (UG.1.3.4).
Au-delà de 1 000 m² de surface de vente au détail, la création d'un magasin est soumise à autorisation d'exploitation commerciale (code de commerce, L752-1).